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L'Aubrac
Désert de terres nues au ventre refroidi,
Souvenance de feu au soleil de midi,
Ici, le ciel épouse le pâturage entier
Dans un embrassement au silencieux baiser.
Quand blanchit lhorizon où le regard se perd,
Lorsquun sommeil de glace couvre ce pays fier,
Les rêves des jonquilles font la peine petite
Sous le blizzard mordant en froides stalactites.
Les germes sont couvés dans une terre grise
Afin quau mois de mai explosent les narcisses
;
Des chants de loups résonnent dans lécho des
forêts
Sur le plateau désert aux souvenirs mouillés.
Parle-moi du pas lent des vaches aux yeux superbes,
Je te reparlerai du blé quon met en gerbes
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