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L'Aubrac

Cet Aubrac attendu, de vert, de gris, de blanc,
Qui pare son printemps d'un soleil de jonquilles,
Cet Aubrac-là m'appelle, m'attire et me surprend
Jusques en ses atours de brumes en mantilles.

Le calme serpentin du Bès aux sombres eaux
Se souvient de la tourbe, émouvante brunette ;
Aux bois de Brameloup s'endorment les traîneaux
Quand revient en grand vert le printemps à tue-tête.

Grand espace irréel que j'embrasse pourtant,
Le reflet des étoiles coule à Saint-Andéol,
Et sur la douce robe des vaches aux yeux si grands
Se reflète la terre des chemins de lucioles.

Lorsque ton nom si rude résonne en mes oreilles,
Lorsqu'enfin au regard s'offre cette courbure,
Ta musique me joue au coeur la sans pareille
Symphonie de l'amour en une note pure.

Le brouillard enveloppe le col du Trébatut
D'un rêve blanc de tulle, se préparant aux noces
De l'azur infini et de la terre nue ;
Songes de magiciens comme au sommeil des gosses.

 

Un autre poème d'Annie ? Le voici...

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