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Saint Grégoire
de Tours (539-594), dans son Histoire
ecclésiastique des Francs dit que, depuis un temps immémorial,
se réunissent sur les rives, chaque année, le deuxième
dimanche de juillet, de quatre à cinq mille personnes, pour adorer
le dieu des eaux, se baigner, festoyer et jeter dans le lac des denrées
comestibles, de la fourme (formacasei), des toisons de mouton, des pièces
de cuivre, d'argent et d'or, et même des enfants , ...
Au IIIème siècle, saint Andéol, l'apôtre du Vivarais, vint sur les lieux pour essayer d'arrêter ces pratiques païennes.
Dans ce but, il construisit, à 1 500 mètres environ à l'Est du lac, une chapelle dédiée à saint Hilaire de Poitiers. Les ruines sont à une centaine de mètres au Nord du buron de Saint-Andéol. Chaque année, les prêtres et les fidèles de Marchastel se rendaient en procession à la chapelle, le deuxième dimanche de juillet, qui est resté le jour de la fête votive de la commune. L'apôtre du Vivarais avait donné son nom au lac, mais les réunions païennes continuèrent jusque vers l'année 1867. A cette date, dans une rixe, un gendarme fut tué. La peur des représentants de l'autorité supprima ces festivités.
« Au début de notre siècle, on se rendait encore en procession au lac de Saint-Andéol, le deuxième dimanche de juillet, en vue d'obtenir la guérison des ulcères, des rhumatismes, de la gale et de la gourme. Il m'a été raconté qu'on en faisait le tour en chantant les litanies des saints et diverses prières, avant de se plonger dans les eaux du lac.
Le lac se jette dans le Bès où les personnes de Saint-Urcize et de Marchastel vont également tremper leurs membres atteints de plaies ou d'ulcères. Je connais une personne qui, atteinte d'ulcères à la jambe, a été guérie radicalement en s'y baignant pendant quinze jours. »