Les musées d'Espalion

Espalion comprend deux musées, composantes du Musée multilocalisé du Rouergue (une autre section se trouve à Montrozier, pour l'archéologie, une autre encore à Salles la Source, etc...).

L'un d'entre eux est installé dans l'ancienne église aujourd'hui désaffectée, et l'autre dans l'ancienne prison.

L'ancienne église

 L'ancienne égliseLe menhir de MontézicElle abrite la section "moeurs et coutumes" du Musée du Rouergue. C'est un peu poussiéreux, même si un fou-rire vous prendra peut-être à la vue de telle chemise de nuit clouée au mur. Il a la particularité de comprendre une importante section consacrée à l'histoire de la conquête sous-marine. En effet, les inventeurs, en 1865, du premier scaphandre autonome, Rouquayrol et Denayrouze, étaient des espalionnais. C'est pourquoi, au plein coeur de l'Aveyron, vous apprendrez tout sur les difficultés pour l'homme d'aller sous l'eau, et d'en ressortir vivant.

Le bâtiment lui-même est très intéressant. Dans la nef de l'église, qui a été conservée avec sa curieuse installation en étage, vous découvrirez le menhir de Montézic, découvert en 1997. il s'agit d'un menhir anthropomorphe (qui a forme humaine) qui est daté de l'âge du cuivre.

Vous y admirerez enfin une représentation du miracle de Saint-Hilarian, apportant sa tête à sa mère, et vous irez donc ensuite sur les bords du Lot contempler la croix qui garde le souvenir du lieu où Hilarian traversa le fleuve pour rentrer à Flaujac.

 

le miracle de Saint-Hilarian

 

L'ancienne prison

L'ancienne prison d'EspalionLa porte de cellule à entrebaillementSouvenir d'un architecte rêveur, qui avait voulu dessiner la prison idéale et y était peut-être parvenu, l'ancienne prison d'Espalion a été magnifiquement restaurée pour accueillir un musée d'intérêt local.

La prison a fonctionné de 1830 à 1930. Je ne suis pas en mesure de le prouver, mais il paraît inévitable que l'architecte ait connu l'utopie du Panoptique lorsqu'il a dessiné ce bâtiment, tant sa structure, entièrement symétrique, organisée autour d'un corps central plus élevé que les autres, séparant les deux ailes réservées l'une aux hommes et l'autre aux femmes (l'égalité de la taille des deux ailes dit assez l'utopie du concepteur, persuadé que les deux sexes représenteraient une part égale de la population carcérale...) relève des idées de Bentham et Fourier.

En termes d'accueil, la prison est exemplaire, en tout cas au vu des conditions d'accueil en 2003 dans bien des prisons de ce pays. Les cellules individuelles sont vastes, bien ventilées grâce à une hauteur considérables. Elles sont en revanche privées de vue. Les portes sont dotées d'un astucieux système d'entrebaillement, que les restaurateurs ont restitué, et qui permettait, dit-on, aux prisonniers d'assister de leur cellule à la messe dite dans le bâtiment central.

Je signalerai deux belles pièces vues dans le musée :

 

Le Christ de Trébosc (Gages) est en bois peint et date du XVIIème siècle.

Le Christ de Trébosc

Le plat de quête figurant Saint-Georges terrassant le dragon date de la fin du XVème siècle.

Saint-Georges

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