Le signal de Mailhebiau (1469 m)

Sur le chemin du signal de MailhebiauIci les vaches sont aussi rouges que la terre qui les nourrit. Pour aller au signal de Mailhebiau, vous aurez le choix entre deux itinéraires depuis la croix de la Rode. Si vous prenez par la gauche, vous passerez par là, et il y aura certainement un splendide troupeau à traverser. N'ayez crainte, les Aubrac sont placides et tranquilles. Elles sont sûres d'elles, parce qu'elles sont ici chez elles, et elles n'auront pas peur de vous. Si vous venez au printemps, vous verrez les centaines de fleurs différentes qui les nourrissent. Les fleurs qui composent le fond de cet écran en font partie.

Une plaque d'orientation, visible parmi les belles photos de Frédéric Thérond, vous informera sur les paysages environnants.

Pour aller au signale de Mailhebiau, partez de la croix de la Rode. Sur le lien que voici, la croix de la Rode est en haut de l'image, et le signal en bas à droite.

Le signal de MailhebiauQuand vous partirez au signal, surtout, n'oubliez pas de prendre carte et boussole.

Non que le chemin soit compliqué (quoique les sentiers sont changeants, au moins autant que le temps, et vous n'imaginez pas combien une brume de printemps tombe vite et peut vous donner instantanément l'impression d'être perdu au bout du monde...), mais surtout parce que, arrivés au sommet, après avoir contemplé un paysage à 360°, vous pourrez vous intéresser aux quelques pierres disposées au sol. Prenez votre boussole, relevez le Nord à quelques mètres des pierres, puis approchez la boussole et observez bien l'aiguille. Si vous n'êtes pas rapidement dépaysés, c'est que vous n'êtes pas au signal de Mailhebiau...

    


Depuis le signal de Mailhebiau sous la neige, le 6 avril 1995
 
"Une attraction sans violence mais difficilement résistible, me ramène d'année en année, 
encore et encore vers les hautes surfaces nues -basaltes ou calcaires- du centre et du sud du massif : 
l'Aubrac, le Cézallier, les planèzes, les Causses...
Tout ce qui subsiste d'intégralement exotique dans le paysage français me semble toujours cantonner là : 
c'est comme un morceau de continent chauve et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus 
des sempiternelles campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu, images d'un dépouillement presque spiritualisé du paysage, 
qui mêlent indissolublement, à l'usage du promeneur, sentiment d'altitude et sentiment d'élévation.

 
Julien Gracq, Carnets du grand chemin, José Corti Editeur, 1992.

L'hiver, le plateau se recouvre d'un belle couche de neige, et vous pouvez alors pratiquer le ski de fond ou la marche en raquettes sur des espaces immenses. Mais attention, ne partez jamais sans boussole, ou vous risqueriez de ne pas rentrer avant le printemps si la tempête se levait. Vous avez ici une vue prise à quelques centaines de mètres du signal, un jour de printemps... Vous constaterez qu'il restait une bonne couche de neige. elle était bien durcie par le froid, et on pouvait circuler sans peine et sans équipement particulier. Si vous continuez votre route au-delà de la croix de la Rode, vers Nasbinals, vous pourrez aller voir la cascade du Déroc ou la station romaine d'Ad Silanum ou encore le village d'Aubrac.

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