L'argile
provient des environs immédiats du site, sur les pentes du Larzac.
Elle était décantée, purifiée, et stockée
dans de petits bassins dont quelques uns sont visibles sur le site.
La céramique était cuite à 1050° dans de grands fours de ce type. Ce qui ressemble à une porte, en bas, est en fait un couloir voûté dans lequel on entretenait pendant trois ou quatre jours un feu de bois (60 stères par fournée) permettant d'atteindre la température souhaitée. Il fallait piloter le feu avec précision, sous peine de rater la fournée. Or, compte tenu de la taille du four, on ne le démarrait que toutes les deux ou trois semaines, entre avril et septembre. C'est aussi la raison pour laquelle les potiers se groupaient pour la cuisson : le four était utilisé collectivement : aussi, pour permettre la répartition de la production après la cuisson, des comptables notaient sur des assiettes en terre cuite tout ce qui entrait dans le four : on a retrouvé 200 comptes de ce type au milieu des déchets de cuisson. Les
céramiques à cuire étaient disposées en colonne,
comme
le montre la photo ci-contre. Les colonnes intermédiaires que vous voyez sont des tuyaux en terre cuite, qui servent à la fois à conduire la fumée et la chaleur du feu jusqu'en haut, sous la toiture, et à supporter les planchers intermédiaires sur lesquels sont disposées les céramiques.
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