
La Segodunum des romains est
une belle ville, offerte au soleil et vallonnée. Je ne vais pas vous faire le coup des 7
collines, mais quand vous irez, vous constaterez que Rodez est loin d'être plate.
Après la prospérité romaine, la ville a connu son heure de gloire lors de la
construction de la cathédrale (qui a duré du XIIIè eu XVIè siècle). De cette époque
datent quelques uns des beaux hôtels particuliers que l'on trouve autour de ladite
cathédrale.
Cette dernière est beaucoup trop massive par rapport à la taille de la ville. Cette impression est particulièrement marquée devant la façade, sur la place d'Armes. La bâtisse paraît presque militaire. Elle l'est d'ailleurs, comme me l'a précisé un visiteur : Au XVIème siècle, durant les guerres de religion, on restaure le rempart de Rodez, et la cathédrale s'y trouvant adossée, elle est intégrée dans le système défensif de la ville.
C'est également durant les guerres de religion qu'a été ouvert à Rodez en 1562 l'un des premiers collèges de Jésuites de France, dont ne subsiste qu'une galerie et la chapelle.
Dans la cathédrale, vous pourrez admirer la fresque,
découverte en 1998, qui raconte la vie de Saint-Eloi depuis 1480, et la chapelle
Saint-Arthémon, commanditée par Georges Vigouroux (on le sait, parce qu'il en a parlé
dans son testament établi en 1470...).

Rodez a en tout cas le mérite d'abriter les Editions du Rouergue : un éditeur comme on aimerait en voir plus, à cause de l'originalité de sa production, de sa magnifique collection pour enfants, et d'un site internet magnifique.
A Rodez, on doit absolument visiter le Musée Fenaille. Un vue de la cathédrale dessinée par Gilbert Soulié :

Et sinon, voici quelques photos glanées au hasard de mes pérégrinations ruthénoises :
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La maison au cochon est située 7, rue de Bonald
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La cathédrale de Rodez, juin 2007, photo Gilbert Soulié
Le Musée Denys Puech abrite quelques oeuvres de la gloire locale. J'en ai vu une autre installée dans le jardin du Luxembourg à Paris. Elle m'a été signalée par un internaute californien qui était venu lire la présente page. Il s'agit de "La Muse et le Poète", monument à Leconte de Lisle :
Denys Puech, qui a également dirigé la Villa Médicis, a encore sculpté quatre médaillons visibles à la Comédie Française (Molière, Racine, Corneille et Hugo). |
Au musée Denys Puech lui-même, objectivement il n'y a pas grand chose à voir. J'ai simplement retenu cette oeuvre de René Iché, "le résistant Raffin", 1944. Mais vous avez le droit d'avoir apprécié le reste. Dites-moi de quoi il s'agit, et pourquoi, et je l'ajouterai (peut-être...). De Denys Puech, aimablement fournie par Gilbert Soulié, que je remercie ici, la Naïade
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