Les doms d'Aubrac

Vous trouverez ici dans la colonne de droite la liste complète des Doms d'Aubrac, depuis le premier et le fondateur, Adalard d'Eyne, en 1120, jusqu'au dernier, peu avant l'expulsion définitive des religieux en 1797.

Dans la colonne de gauche, vous lirez les événements importants de l'histoire de l'abbaye.

Année Evénements

Année

Prieur (Dom)
  L'un des points remarquables de la règle instaurée par Adalard consiste à permettre aux religieux de choisir eux-même leur prieur.

1120

Adalard d'Eyne, bouteiller du comte de Flandre, fondateur du monastère, mort le 5 mai 1135.
    1135 Guiral
      Etienne Ier
      Pierre

1160

La dômerie adopte la règle de Saint-Augustin, qui ordonne la vie commune, le silence, la chasteté, l'obéissance et l'abstinence de viande les mercredi, vendredi, samedi, durant l'Avent, et de Septuagésime à Pâques.   Je n'ai pas de chronologie très précise des premiers abbés, aussi ne tirez pas de conséquences hâtives du positionnement de l'année 1160 entre Pierre et Dordé.

1162

Une bulle d'Alexandre III confirme les privilèges de l'abbaye,et notamment le droit des religieux de choisir eux-même leur prieur.   un texte ici, traduit ici grâce à Bernard Vayssade, que je remercie infiniment pour ce beau cadeau;

1181

Une bulle de Lucius II confirme les privilèges de l'abbaye,et notamment le droit des religieux de choisir eux-même leur prieur.    
    1196 Dordé, originaire d'Aunac, qui commence la construction du monastère.
    1212 Etienne II mort en 1240. C'est durant son domnat que fut terminée l'église.

1215

début des attaques des Albigeois.    

1216

Une bulle d'Innocent III confirme les privilèges de l'abbaye,et notamment le droit des religieux de choisir eux-même leur prieur.    
1226 Une bulle d'Honorius III confirme les privilèges de l'abbaye,et notamment le droit des religieux de choisir eux-même leur prieur.    
      Jean de Pierrefiche cité en 1241.

1246

Une bulle d'Innocent IV confirme les privilèges de l'abbaye,et notamment le droit des religieux de choisir eux-même leur prieur. Non, je ne me répète pas, mais manifestement les papes l'ont fait, j'imagine à la demande des religieux, qui devaient sentir combien leur privilège était atypique...    
      Durand Grimaldi ou Grimal, cité en 1250, ainsi qu'en 1252 en raison de son différend avec Bégon de Calmont, ce qui aboutira à un partage de terres.
      Hugues ou Hugon, qui rend hommage en 1276 au marquis de Canilhac et au Roi en 1279.

1280

Philippe III reconnaît implicitement le privilège fiscal de l'abbaye en la déchargeant de tous les subsides collectés pour la croisade.    
      Guillaume Bousquet ou du Bousquet cité en 1287

1289

Une bulle de Nicolas IV confirme les privilèges de l'abbaye,et notamment le droit des religieux de choisir eux-même leur prieur.    

1300

Fin des attaques des Albigeois    
   

1301

Bernard de Cénaret qui obtient en 1307 des lettres de sauvegarde de Philippe IV Le Bel.
      Jean de Clapiers rend hommage en 1313 au marquis de Canissac (?) et en 1314 à Astorge de Peyre
   

1315

Durand Olier

1337

Pour financer la guerre, Philippe VI de Valois mande en français, le 15 septembre, aux sénéchals et officiers de la sénéchaussée du Rouergue de lever en Rouergue un subside dont personne n'est exempté. C'est l'occasion d'une discussion juridique entre les envoyés du roi et les doms d'Aubrac, qui font valoir que l'abbaye bénéficie d'un privilège majeur, puisqu'elle relève directement du Saint-Siège, à qui elle verse un besant d'or de redevance annuelle, et qu'elle doit être exemptée de tout autre impôt. Ils paieront quand même...
Au cours de la discussion, on apprend que la dômerie dispose de commanderies à Livinhac, Saint-Geniez d'Olt, Bozouls, Rodez, Millau, Najac, Saint-Georges de Bradon, Taussac, Marvejols, Chirac, Meyrueys, l'Isle en Dodon, Anduze.
 

Vue occidentale prise de la cour de la Maison

   

1353

Pierre Allo est autorisé en 1355 par Jean, comte d'Auvergne, à utiliser les forts de Prades d'Aubrac.
   

1360

Pierre Hector Ycher
   

1368

Ayméri du Peyrou
1370 Occupation anglaise.    
1385 Fin de l'occupation anglaise.    
      Bernard de Cayron fait construire des piloris en 1392.
 

Vue méridionale de la Maison

1402

Gilbert Robert de Servet. Son procureur Jean Robert rend au connétable Bard d'Armagnac, comte de Rodez et seigneur des Montagnes du Rouergue, un hommage le 9 octobre 1404 : "a reconnu tenir et vouloir tenir à perpétuité dudit seigneur, comme comte de Rodez, en fief franc, libre et honorable, savoir... la moitié par indivis du château d'Aurelle avec une quarantaine de villages d'icelui dépendant, Prades d'Aubrac, Bonnefon (...)."
   

1405

Raymond Prunières

1408

Le nombre d'hospitaliers et de soeurs est réduit à 70.    

1420

Raymond de Milhau, archidiacre de Toulouse, répartit l'effectif de 70 en :
 
40 prêtres 20 chargés des offices
20 chargés des autres hôpitaux et églises de la dômerie
20 clercs dont 4 chevaliers
10 soeurs  
   
   

1439

Pierre d'Estaing. En 1461, la dômerie est assiégée et prise par François de Montmorency, gouverneur du Gévaudan, "aidé de 2000 hommes, plusieurs cavaliers et trois pièces de canon".

1466

Une bulle de Paul II confirme les privilèges de l'abbaye,et notamment le droit des religieux de choisir eux-même leur prieur.    

1467

Construction du clocher actuel
L'église de la domerie d'Aubrac

   
  Les biens sont partagés entre l'abbé/prieur/dom et l'abbaye en tant que telle.

1477

Erection de l'abbaye en commende.
   

1479

Jean-Pierre d'Estaing, neveu du précédent.
      Antoine d'Estaing

1492

Christophe Colomb découvre l'Amérique. Ca n'a rien à voir avec le sujet, mais ça situe.    

1498

Une bulle d'Alexandre VI confirme les privilèges de l'abbaye, et notamment le droit des religieux de choisir eux-même leur prieur.    
   

1523

A la mort d'Antoine d'Estaing, la communauté élit Antoine André. Cette élection, contestée par Charles d'Estaing, est néanmoins confirmée. Antoine André fera construire l'église de Prades d'Aubrac en 1541.

1533

En juillet, passage de François Ier pendant trois jours, sur la route entre le Puy et Toulouse (il suivait donc la Via Podiensis). Il chassa à l'oiseau de proie dans les bois.    
      Georges, cardinal d'Armagnac. Il fit achever le porche de l'église Saint-Laurent de Prades.

1569

Attaque de huguenots.    
   

1585

Bernardin de Corneillan

1595

Attaque de soudards de la Ligue.    
   

1597

François, cardinal d'Escoubleau de Sourdis
   

1600

Jean le Breton
   

1603

Octave de Saint-Lary de Bellegarde
   

1643

Jules, cardinal Mazarin, Ministre d'Etat
   

1649

Anne de Lévis de Ventadour

1656

Dans la vie de François d'Estaing, évêque de Rodez, par le P. Beau, on lit à propos de la dômerie "qu'il s'y faisait une aumône des plus généreuses et des mieux réglées du royaulme. Il arrivait souvent que l'abbaye distribuoit jusqu'à 5 et 6000 pains dans un seul jour."  

   

1662

Vacance du poste et nomination d'un économe. Dans ce cas, les bénéfices de l'abbaye vont à l'Ecole Militaire.
   

1663

Louis Antoine, Cardinal de Noailles
   

1695

Gaston Jean Baptiste Louis de Noailles, évêque de Châlons-sur-Marne

1697

Un concordat est signé avec l'abbaye de Chancelade : des prêtres de Chancelade viendront à Aubrac, pour installer une nouvelle règle.    

1699

Le concordat avec Chancelade est appliqué.    

1700

Incendie du monastère. Une bonne partie du chartrier est détruite.    
   

1706

Vacance du poste.
   

1707

Charles Bénigne Hervé
      Charles Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc
   

1746

Charles Clermont d'Amboise, âgé de 18 ans.
   

1749

Démission de Charles d'Amboise
      Sicaire Gintrac, décédé en 1785 (pensez à ce nom lorsque vous lirez l'inscription de la cloche d'Aubrac).

1760

On forme le projet d'unir la dômerie à l'Ecole Militaire. Lors de son audience du 10/09/1762, le Grand Conseil du Roi dit que l'hôpital d'Aubrac n'étant pas un titre de bénéfice, ce projet pouvait être mis en oeuvre, contrairement à ce que soutenait le clergé. En définitive, le projet ne fut pas exécuté (BnF, F 23703 (587), 12 pages)    
   

1785

Vacance et économats
   

1793

Expulsion des religieux
   

1797

retour des religieux en août, nouvelle et définitive expulsion en novembre.

1882

début de la restauration    

1890

fin des premiers gros travaux de restauration    

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