La règle de l'hôpital d'Aubrac

Vous trouverez ici le texte français de la règle de l'hôpital d'Aubrac, traduit par Bernard Vayssade, et plus bas le texte d'origine en latin.

Vue occidentale prise de la cour de la Maison

Règle de l’hôpital d’Aubrac – 1162

L’année mille cent soixante deux après l’incarnation du Seigneur, le Seigneur Pierre, vénérable évêque de Rodez, avec le conseil de clercs et laïcs éclairés, fixa aux frères et sœurs de l’hôpital situé à Aubrac la règle à observer de cette manière.

D’abord, assurément, il faut qu’ils portent attention à la raison pour laquelle ils se sont rassemblés dans la maison des pauvres, se destinant par cela à servir. Qu’ils n’abusent donc pas des choses d’autrui, comme le feraient des voleurs ou des brigands, dans les orgies et l’ivresse, et qu’ils ne se plaignent pas d’être gouvernés dans ce lieu, mais qu’ils se comportent en serviteurs. Car la considération et l’offense faite aux pauvres va au Christ.

Qu’ils veillent avec le plus grand soin à ce que dans toutes les bonnes choses de la maison les pauvres soient traités en priorité, comme des maîtres, les maîtres quant à eux venant après comme des serviteurs. Rejetant également toute surabondance de nourriture et de vêtements, qu’ils se contentent de nourriture et habits ordinaires, qu’ils soient sobres assurément et chastes, modestes, humbles, accueillants les uns envers les autres sans se plaindre, unis dans la charité, car la charité rachète la multitude des péchés. Et en cela il sera évident qu’ils sont les ministres et disciples du Christ, et ils auront obtenu l’estime en retour.

Préférant la modestie dans leur allure, expression et manière d’être, et dans toutes les attitudes corporelles, qu’ils fuient avant tout la peste d’orgueil qui est le commencement et la fin de tous les péchés : car il est tout à fait honteux que les gens de basse condition soient dominateurs, et que les serviteurs soient orgueilleux

Lorsqu’un frère ou une sœur auront été définitivement reçus dans la maison, qu’après cela ils ne portent plus jamais d’habits précieux, mais qu’ils se couvrent de vêtements de laine pure, bruns ou noirs, ou bien de lin ordinaire, ni trop épais ni trop fins. Qu’ils ne dépassent pas non plus la mesure en nombre de vêtements, et tenant compte des ressources de la maison et de l’avis de leur maître, qu’ils acceptent avec endurance ce qui peut suffire à la santé de leur corps. Que personne ne se vêtisse en utilisant les peaux des animaux de la forêt, à moins qu’ils aient été domestiqués en nombre. Que personne ne se permette jamais, sans l’autorisation du maître, de manger ou boire dans les maisons éloignées ( ?) avant l’heure fixée : après none les jours de jeune, et après tierce les autres jours pour le déjeuner (midi), après vêpres pour la cène (soir). Qu’ils s’attendent les uns les autres jusqu’à ce qu’ils soient tous rassemblés, pour débuter le repas tous ensemble. En toute circonstance, ils rendront grâce au Seigneur par des offrandes, les prêtres et les clercs en premier s’ils sont présents, et ensuite les autres dans l’ordre que les maîtres définiront, assis dans la crainte de Dieu et la simplicité, mangeant du même pain et du même plat, buvant du même vin. Ils resteront en silence, et en cas de nécessité, ils se manifesteront pour avoir la parole et demander avec modestie et douceur ce qui sera indispensable. Si en considérant les forces et les faiblesses de chacun, le maître voulait faire une faveur à quelqu’un, les autres ne devront ni murmurer ni s’indigner, mais plutôt se réjouir comme si la chose avait été attribuée à chacun. A la fin du repas, comme au début, il conviendra de louer Dieu.

Le troisième jour férié (?) ainsi que le sixième et le septième, ils s’abstiendront de viande et de (sagimine ?). Ils jeuneront le sixième jour, à moins que de grandes solennités ou qu’un huitième jour exceptionnel le remplacent, ou bien que la faiblesse des corps, la fatigue des travaux, ou la chaleur (de l’été ?) empêchent le jeûne.

De Septuagésime jusqu’à Pâques et du premier dimanche de l’Avent jusqu’à Noel, ils ne devront pas manger de viande. Pour autant, pendant ces jours et ces périodes d’abstinence, il ne faudra pas moins veiller à traiter avec bonté et humanité les pauvres qui seront alités et affaiblis à l’hôpital : ils ne devront manquer ni de viande ni de (sagimine?) ni des soins nécessaires.

Les jours où la viande sera autorisée, qu’ils se contentent d’une seule viande, sauf en cas de fête exceptionnelle, ou si le maître de la maison veut à son initiative gratifier les siens. En dehors du déjeuner en commun et de la cène, personne ne mangera absolument rien. Lorsqu’ils auront soif, ceux qui seront sur le domaine (villa ?) iront boire à l’hôpital, ceux qui seront hors du domaine devront être avec un compagnon pour boire.

Les hommes ne se coucheront pas dans la même maison que les femmes, mais dans des maisons séparées, d’un côté les hommes, d’un côté les femmes. Tous dormiront séparément dans des lits individuels. Après qu’ils soient allés se coucher, ils prieront le Père et garderont le silence jusqu’au lever.

Le matin, ils se rendront à l’église, à l’exception de ceux que la faiblesse physique ou les nécessités de la maison retiendront, et là, écoutant la parole divine d’un cœur attentif et le corps humble, ils imploreront le Seigneur pour eux-mêmes, pour leurs frères, pour les bienfaiteurs de la maison, et pour tout le peuple chrétien. Les femmes ne devront pas lire dans l’Eglise. De même, tous les frères et sœurs laïcs de la maison, chaque jour, dés le matin et à toute heure, diront la prière du seigneur (tricegies ?).

Personne, que ce soit pour des offrandes, ou des veilles, ou même des aumônes ni pour toute autre raison, ne s’autorisera de prélever les restes des repas communs, ou encore des biens de la maison, ne préjugeant pas de ce que le maître ou l’intendant de la maison pourrait permettre de conserver.

Nul ne se cherchera d’excuse pour ne pas faire volontiers et promptement ce que le maître lui aura ordonné. Et lorsque le maître sera absent, ils devront obéir à celui qu’il aura envoyé en son nom.

Il est tout à fait indispensable qu’ils restent obéissants et chastes, et qu’ils vivent sans posséder de biens personnels, car si ces trois conditions ne sont pas respectées, ils ne peuvent de nulle manière prétendre au salut des âmes.

Mieux vaut une obéissance consentie qu’une attitude de victime, et le fait de refuser de se tenir tranquille est comparable à un péché d’idolâtrie ( ?). Ainsi Adam a perdu le paradis par refus d’obéissance, Abraham a mérité d’être le père d’une nombreuse descendance grâce à son obéissance, Joseph aussi, grâce à sa chasteté a mérité le premier rang chez les Egyptiens, et Aman en vérité a péri à cause de son manque de modération.

Par ailleurs, ceux qui déroberaient quelque chose de consacré à Dieu, se verraient frappés du jugement de Ananie et Saphyre, et ceux qui s’approprieraient quelque chose de la communauté, et qui ne craindront pas (Jude ?) pour remplir leurs bourses, s’attireront la mort et la damnation promises au voleur et au traitre. C’est pourquoi quiconque sera convaincu de désobéissance ou d’impudeur, ou même de détenir en propre quelque chose sans l’autorisation du maître, sera soumis à un régime du type suivant : qu’il soit rejeté pendant quarante jours au seuil de l’église, et qu’il reste isolé des frères, sur le sol nu ( ?), pour les affaires communes ainsi que pour les repas , et qu’il mange sans aucun linge (?) , que pendant ces quarante jours lors du quatrième et septième jour férié (?) il jeune au pain et à l’eau, qu’il mange de la viande seulement le jour du seigneur, qu’il soit privé d’étoffe de lin pour sa couverture, à l’exception de ce que le maître de la maison voudra lui donner par compassion. La même punition s’appliquera à celui qui en frappera un autre, ou le blessera par des injures honteuses.

Ceux qui se querelleront, ou se battront ou humilieront quelqu’un ne seront pas déliés de leur faute sans pénitence : ils seront punis pendant trois ou sept jours, ou une autre durée suivant l’appréciation du maitre de la maison.

Toutes les fois qu’ils pècheront en quoi que ce soit, qu’au plus vite ils se confessent et fassent pénitence, car l’espèce humaine est vite en danger, et la maladie se soigne difficilement une fois enracinée. Lorsqu’ils auront obtenu quelque chose de bon, qu’ils n’en fassent pas étalage aux yeux des autres par vanité ou ostentation futile, mais qu’ils aspirent seulement à l’utiliser pour plaire à Dieu.

Il faut aussi veiller à ce qu’il n’y ait pas de rassemblement ou de vie partagée avec des personnes de qui naîtrait un mauvais soupçon, et que rien de ce qui se voit n’offense les yeux de ceux qui regardent.

Celui qui saurait que son frère commet le péché, qu’il tente d’abord de le corriger seul à seul, ensuite, si le fautif persiste, qu’il soumette son cas à un ou deux autres frères, et finalement, s’il ne les écoute pas non plus, que ce soit dit au maître.

Nul pour autant ne doit dire du mal des autres sur simple soupçon, sauf si des indications manifestes permettent de prouver que ce qui est dit est vrai. Et parce que la langue a pouvoir de vie et de mort, ils s’abstiendront de murmures et dénigrements, de paroles indignes et méchantes, et même autant que possible de plaisanteries. En effet, le jour du jugement, il devra être rendu compte des paroles inutiles.

Lorsqu’ils se lèveront ou iront se coucher, ils feront sur eux le signe sacré de la croix, et quoiqu’ils fassent en parole ou en actes, qu’ils le fassent comme les apôtres, au nom de notre Seigneur Jésus Christ.

Ils ne craindront pas seulement leur maître comme leur seigneur, mais ils le vénèreront et l’honoreront aussi comme leur père, et lui obéiront autant qu’ils le pourront en toute chose

D’ailleurs le maitre lui-même aura envers chacun une affection paternelle, et fera de bon cœur et avec joie tout ce qui lui sera possible pour quiconque sera dans le besoin.

Qu’ils soient donc fraternels, compatissants, mutuellement prévenants avec respect, faisant ainsi toute chose de manière ordonnée et soignée, de telle sorte que tous ceux qui seront témoins de leur mode de vie vertueux glorifient Dieu qui est aux cieux.

Quant à celui qui ne voudrait pas observer la règle fixée, ou qui l’ayant transgressée en quelque point que ce soit, ne voudrait pas faire pénitence et s’amender comme c’est prévu, il sera chassé de l’hôpital sans qu’il puisse prétendre récupérer les choses qu’il aurait donné aux pauvres.



Vue occidentale prise de la cour de la Maison


source

Anno ab incarnatione Domini millesimo centesimo sexagesimo secundo, dominus Petrus, venerabilis Ruthenensis episcopus, consilio prudentium clericorum ac laicorum, a fratribus et sororibus hospitalis quod situm est in Albrac hujusmodi regulam constituit observari.

Primo quidem eos considerare oportet quod in domo pauperum et ad hoc ut eis serviant convenerunt. Non ergo rebus alienis, quasi fures sive predones, in commessationibus et ebrietatibus abutantur, nec querant ibi dominari, sed famulari. Honor quippe et injuria pauperum recurrit in Christum.

Et summopere curent ut in omnibus bonis domus pauperes semper precedant ut domini, illi subsequantur ut servi. Contempta itaque omni superfluitate ciborum et vestium, mediocri victu atque vestitu contenti sint, quales esse debent sobrii videlicet et casti, modesti, humiles et quieti, hospitales invicem sine murmuratione, unanimes in charitate quia charitas operit multitudinem peccatorum. Et in hoc patebit eos esse ministros et discipulos Christi, si dilectionem habuerint ad invicem.

In incessu, vultu et habitu, et in omni corporis gestu humilitatem preferentes, pestem superbie que initium et consummatio est totius peccati ante omnia fugiant: quia turpe est omnino humiles esse dominos, et ministros superbos.

Postquam autem frater aut soror in prefata domo semel recepti fuerint, nunquam postea pretiosis utantur vestibus sed laneis cooperiantur pannis candidis, brunis aut nigris; lineis quoque mediocribus, qui nec nimis grossi sint, nec nimis subtiles. In numero quoque vestium modum non excedant, sed juxta facultatem domus et juxta magistri sui arbitrium, quod eis ad tuendam sui corporis infirmitatem sufficere possit, patienter accipiant. Pelles etiam animalium sylvestrium, nisi domesticorum tantum, nemo ex eis induat. Nunquam ante tempus per alienas domos comedere ac bibere absque magistri licentia cuiquam liceat: in diebus jejunii post nonam, in aliis diebus post tertiam ad prandium, post vesperas ad cenam. Donec omnes conveniant, sese invicem expectent ut omnes simul ad mensam accedant. Cumque Domino vota gratiarum persolverint, sacerdotes et clerici, si ibi fuerint, primi in capite, deinde ceteri sicut magistri ordinaverint, sedeant cum timore et simplicitate, de eodem pane, et de eodem pulmento manducantes et de eodem vino bibentes. In silentio permaneant nec, nisi necessitate cogente, os ad loquendum aperiant, et quod necesse fuerit cum modestia et suavitate requirant. Si vero magister singulorum vires et imbecillitates considerans aliquid misericorditer alicui facere voluerit, non murmurent nec dedignentur alii, sed potius gaudeant, si distribuatur unicuique prout opus fuerit. In fine convivii, sicut in principio, Deum laudare decebit.

Quarta feria et sexta et septima a carne et a sagimine abstinebunt, in sexta jejunabunt, nisi magna solemnitas sive octave precipue intervenerint, aut infirmitas corporis, seu labor operis, aut estus caloris impedierit.

A septuagesima usque ad Pascha et a prima dominica Adventus usque ad Nativitatem Domini carnem non manducabunt. Quocumque autem die, vel quocumque tempore ipsi abstineant, benignitas et humanitas pauperum observetur eorum dumtaxat qui in hospitali infirmi jacuerint: in carne et sagimine et necessariis ministrandis non derelinquantur.

in diebus quibus carnem comedere licebit una tantum carne contenti sint, nisi precipua festivitas intervenerit, sive magister domus sponte sua dare voluerit. Preter ad commune prandium sive ad cenam nemo prorsus aliquid comedat. Cum autem sitierint, qui in villa fuerint bibant in hospitali tantum; qui extra villam fuerint bibant, sed cum socio.

Non in una domo viri jaceant cum mulieribus, sed in separatis domibus, seorsim viri, seorsim mulieres. Singuli per singulos lectos dormiant. Postquam vero accubitum ierint, orent Patrem et silentium teneant donec surgant.

Summo mane ad ecclesiam pergant, nisi quos infirmitas corporis aut necessitas domus detinuerit, et qui ecclesiam ierint, ibidem, attento corde et humili corpore divina verba audientes, pro se et pro fratribus et pro benefactoribus domus, et pro omni populo christiano Dominum deprecentur. Mulieres in ecclesia non legant. Omnes ejusdem domus laici fratres sive sorores per singulos dies pro matutinis et ceteris divinis horis orationem dominicam tricegies dicant.

Nullus causa oblationum, seu vigiliarum, sive etiam eleemosynarum, seu alia quacumque causa, reliquias que de mensa communi superaverint, sive quelibet bona domus, nisi quantum magister seu dispensator domus permiserit retinere presumat.

10. Nullus sese excuset quin libenti et prompto animo omnia que sibi magister imperaverit faciat. Et cum ille non interfuerit, obediant illi quem ipse dimiserit pro se.

Hoc eis denique pernecessarium est ut obedientiam et castitatem custodiant et sine proprio vivant, nam sine his tribus ad salutem animarum nullo modo pertingere possunt.

Melior est sane obedientia quam victime, et quasi scelus idolatrie est nolle quiescere. Adam quoque per inobedientiam perdidit paradisum, Abraham propter obedientiam pater multarum gentium esse meruit. Joseph quoque propter castimoniam principatum Egypti meruit; Aman vero propter suam incontinentiam periit.

Qui autem de rebus quas Deo voverint aliquid subripuerint Ananie et Saphyre judicium incurrunt, et qui de re communi propria sibi facere et marsupia sua augere non metuunt Jude, prius furis et postea proditoris, mortem et damnationem acquirunt. Idcirco qui de inobedientia seu impudicitia, vel de proprio sine magistri licentia retento publice convictus et comprobatus fuerit, huic pene subjaceat: quadraginta diebus a liminibus ecclesie projiciatur et a communi quoque mensa fratrum segregatus super nudam humum sedeat, et absque omni linteamine comedat, ut per illos quadraginta dies quarta et sexta feria in pane et aqua jejunet, diebus tantum dominicis carnem manducet, nec in stratu suo lineis pannis utatur; excepto eo quod magister domus ei misericorditer dare voluerit. Idipsum judicium ponatur super eum qui alium percusserit aut turpibus convitiis lacessierit; si juriaverint, si contenderint, si alterum detraxerint, non sine penitentia alicui dimittatur, sed tribus aut septem diebus, aut, sicut magistro domus visum fuerit, puniatur.

Quotienscumque in aliquo peccaverint, cito enim labitur humana mortalitas, cito confiteantur atque peniteant, nam morbus inveteratus cum difficultate curatur. Cum vero boni aliquid egerint non per jactantiam aut inanem gloriam humanis oculis ostendant, sed per hoc soli Deo placere appetant.

Illud quoque observandum est ne cum illis personnis colloquium seu contubernium habeant, unde mala suspicio oriatur nihilque in eis omnino appareat, quod oculos intuentium offendat.

Qui scierit fratrem suum peccare, prius corrigat eum inter se et ipsum solum, deinde, nisi correptus fuerit, adhibeat unum vel duos; ad ultimum, si eos non audierit, dicat magistro.

Nullus tamen de alio per suspicionem male loquatur, nisi manifestis indiciis probare potuerit vera esse que dixerit. Et quia mors et vita in manibus lingue, non solum a murmurationibus et detrectationibus, turpibus et malignis verbis abstineant, verum etiam a jocosis, quantum possibile fuerit. Nam de verbo otioso in die judicii reddenda est ratio.

Cum surrexerint vel cubitum ierint, signum sancte

crucis sibi imprimant, et juxta apostolum, quecumque in verbo aut in opere fecerint omnia in nomine Domini nostri Jesu Christi faciant.

Magistrum suum non solum ut dominum timeant sed quasi patrem venerentur et diligant, et pro posse suo in cunctis ei obediant.

Ipse tamen magister erga singulos eorum paternum affectum habeat et juxta possibilitatem suam unicuique quod necesse fuerit libenter et hilariter faciat.

Sint ergo fraternitatis amatores, sese compatientes, honore invicem prevenientes, ita ordinate et circumspecte omnia gerentes, ut omnes qui eorum bonam conversationem viderint glorificent Deum qui in celis est.

Qui vero descriptam regulam noluerit observare, aut si eam in aliquo transgressus fuerit, sicut predictum est, penitere et emendare noluerit, absque recuperatione bonorum que pauperibus dederit, de hospitali projiciatur.

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