Le battage à l'ancienne

La fête de la Saint-Jacques 2003 à Verlac a été l'occasion d'une démonstration de battage à l'ancienne, organisée autour d'une splendide meule, d'un antique moteur Bernard Moteurs, qui transmettait par courroie l'énergie nécessaire à une batteuse tout aussi antique. La suite des opérations était réalisée avec l'aide d'un vent, dont l'énergie était... humaine, tout simplement.

L'ensemble carbure à l'essence et au vin rouge d'Aveyron (chaque type d'énergie bénéficie d'un carburant particulier, vous l'aurez compris).

Voici les différentes étapes du battage.

La meule et la batteuse Comme vous le savez bien sûr, l'objectif de l'opération consiste à séparer le bon grain de l'ivraie.

Pour l'instant, les deux sont mélangés dans la meule que vous voyez au second plan.

La machine que vous voyez au premier plan, alimentée par deux opérateurs de haut niveau, est une batteuse. Elle va casser l'enveloppe des grains pour permettre ensuite à une autre machine de sélectionner les grains.

Le moteur et la batteuse La batteuse est alimentée par un moteur, visible au premier plan, qui transmet son énergie par la courroie caoutchoutée que vous voyez sur la photo. La courroie vous paraît torsadée ? Elle l'est, mais c'est pour la bonne cause. La torsader ou la laisser en position habituelle est le moyen le plus simple de concilier le sens de rotation du moteur et celui requis pour le bon fonctionnement de la batteuse.

A l'arrière-plan,vous voyez le ventadou ou tarare, qui va séparer grain et paille.

L'alimentation de la batteuse La batteuse est alimentée en gerbes grâce à ce plateau.
Le vent Cette machine terrifiante, alimentée à la force des bras, s'appelle un ventadou ou une tarare. On insère au sommet les résidus broyés par la batteuse, on tourne vigoureusement la manivelle et on fait beaucoup de poussière.

La manivelle fait tourner un gros ventilateur tambour, qui produit un courant d'air, dirigé vers une sorte de tamis mis en vibration par la même manivelle.

Les résidus de broyage tombent vers ce tamis. Le franchissent uniquement les grains, alors que le reste des composants de l'épi est éjecté à l'air libre.

Et en plus, ça marche !

 Vue générale du battage

 

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