La Molière est l'un des hameaux d'Aurelle-Verlac. Il a été marqué
par une catastrophe survenue au XIXème siècle :
Le 1er février 1845, au petit matin, un vent violent
se mit à souffler, accumulant de la neige au sommet de la pente raide qui domine le
village. Le sol étant déjà humide, un glissement de terrain énorme, mêlant terre et
neige, se produisit. 4 maisons furent ensevelies.
Le premier corps fut sorti de la neige après 12 heures.
Le lendemain matin, un habitant réussit à se rendre à Naves
d'Aubrac. L'abbé Niel se préparait à célébrer la messe. Il part aussitôt à la
Molière, en invitant tous les hommes valides à l'accompagner. On réussit à sauver deux
enfants âgés de 5 et 7 ans, deux frères qui s'étaient trouvés dans un conduit de
cheminée. L'un d'entre eux devra être amputé d'une main, son poignet étant écrasé.
L'avalanche fit 11 morts au total. Le paysage en conserve encore aujourd'hui des traces :
si vous regardez la vue générale, prise depuis le côté opposé de la , vous verrez
nettement la coupure du hameau en deux groupes de maisons...
François Aliquot a retrouvé dans les archives d'Aurelle-Verlac la liste des victimes de la catastrophe, Laurent Clavel l'a complétée avec quelques informations supplémentaires.
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La photo qui suit n'est pas là pour sa valeur artistique. Vous noterez en effet sans difficulté le défaut d'exposition que je ne m'explique pas. L'intérêt de cette porte sculptée est dans le motif que j'ai baptisé d'autorité "au rodet", tant elle m'a rappelé le motif de la roue de moulin rouergat que l'on peut voir au musée de Salles la Source ou au hameau du Minié. Mais vous êtes libres d'y voir aussi, tout simplement, un motif solaire, et de me l'écrire...
Quelle est l'origine du nom de la Molière ?
Deux hypothèses vous sont proposées :
Ce mot,
en français, fait référence à une carrière de pierres à meuler, du patois mola,
vieux français meulière, molière, latin mola, « meule ».
Un de
nos visiteurs nous a transmis un texte de
l'Abbé François Fabre, né à Saugues en 1854 et mort en 1932, qui cite M. Antoine
(XVIIIe). "
Les nombreux bourbiers ou, suivant son expression, "les
molières" particulières à ces montagnes (Gévaudan - sud Aubrac - Margeride).
"Las mouleyras" dans le langage local (XVIIIe). On ne se doute pas de ce que ces
fondrières ont! de perfidie et de dangers pour les personnes inexpérimentées. Dans les
plis serrés qui se creusent au pied des sommets divers de la Margeride, entre les futaies
ou les taillis, s'allongent d'étroites prairies, de sinueux pacages, revêtus d'un fin
gazon court et serré. Çà et là de larges plaques, souvent circulaires, d'une
végétation encore plus drue, ponctuent d'un vert plus intense la teinte monotone de ces
pelouses rétrécies. C'est sous ce gazon plus verdoyant que se cachent les insidieux
bourbiers. Le chasseur plein de confiance et le nez au vent, avance devant lui sans
hésiter
."
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